Guide d’archipel

Les îles de la Société

Lagons Culture Lecture 6 min

C’est l’archipel que presque tout le monde a en tête en disant « Polynésie » : des montagnes vertes plongeant dans un lagon turquoise, ceinturé d’un récif-barrière. C’est aussi celui qui concentre la population, les liaisons et l’essentiel de l’hébergement — donc celui par lequel commence pratiquement tout premier voyage.

Vue aérienne de Bora Bora, son lagon et son récif-barrière, îles de la Société

2 groupes

Vent / Sous-le-Vent

une distinction administrative et pratique

UNESCO

Taputapuātea

sur Raiatea, patrimoine mondial depuis 2017

7

îles avec fiche

de Tahiti à Tetiaroa

Île haute, île basse : la différence qui compte

Une île haute est un volcan encore debout, entouré d’un récif-barrière qui enferme un lagon entre lui et la côte. Une île basse — un atoll — est ce qu’il en reste une fois le volcan enfoncé. Les îles de la Société sont presque toutes des îles hautes, et cela change tout : relief, végétation dense, rivières, vallées habitées, et un lagon protégé sur lequel on navigue facilement.

C’est exactement l’inverse des Tuamotu, où l’horizon est plat et l’intérêt sous l’eau. Les deux archipels se complètent bien dans un même voyage, et se ressemblent si peu qu’on a l’impression de changer de pays.

Îles du Vent, Îles Sous-le-Vent

La distinction revient partout et mérite d’être comprise, parce qu’elle est pratique autant qu’administrative. Les Îles du Vent sont le groupe oriental, exposé aux alizés qui soufflent d’est en ouest : Tahiti, Moorea, Tetiaroa. Les Îles Sous-le-Vent forment le groupe occidental, à environ 200 kilomètres : Bora Bora, Raiatea, Taha’a, Huahine, Maupiti.

Ce que ça implique concrètement : les Îles du Vent se rejoignent en ferry depuis Papeete, les Îles Sous-le-Vent demandent un vol. C’est la première contrainte d’un itinéraire.

Îles du Vent

Îles Sous-le-Vent

Raiatea, le berceau

C’est le fait culturel majeur de l’archipel, et il est largement méconnu des visiteurs. Le marae de Taputapuātea, sur Raiatea, est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2017. Ce n’était pas un lieu de culte parmi d’autres : c’était le centre religieux et politique de la Polynésie orientale, d’où partaient les grandes navigations vers Hawaï et la Nouvelle-Zélande, et où les marae fondés ailleurs venaient chercher leur légitimité.

Ce que ce site raconte de la navigation polynésienne, et pourquoi elle relève de la science plutôt que du hasard, est développé dans le mana polynésien et les légendes des îles.

Comment on les combine

C’est l’archipel le plus facile à enchaîner, et c’est sa force. Tahiti et Moorea se relient en ferry ; Raiatea et Taha’a partagent un même lagon ; Bora Bora est à une trentaine de minutes de vol des Sous-le-Vent. Trois îles sur douze jours restent confortables ; quatre commencent à coûter en transferts ce qu’elles apportent en variété.

Des combinaisons éprouvées et leurs durées sont proposées dans itinéraires en Polynésie, et les logiques de transport dans circuler entre les îles. Si le choix n’est pas fait, le guide de choix compare les îles critère par critère.

Le budget, sans détour

C’est aussi l’archipel où l’on dépense le plus, parce qu’il concentre l’hôtellerie haut de gamme — et Bora Bora à elle seule tire la moyenne vers le haut. Il est pourtant possible d’y voyager autrement : Huahine, Raiatea et Taha’a offrent des pensions de famille et un rapport qualité-prix sans commune mesure. Les ordres de grandeur sont dans le budget d’un voyage en Polynésie, et l’arbitrage d’hébergement dans pension ou resort.

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