En Polynésie, la croisière n’est pas un produit de repli : c’est parfois la seule
manière raisonnable de voir certains archipels. Les Marquises en particulier, dont la
desserte aérienne décourage la plupart des itinéraires. Reste à savoir laquelle des trois
formules correspond à votre voyage — elles n’ont presque rien en commun.
~3 500 €
À partir de, par personne
sept nuits, hors vol international
~12 jours
Durée de l’Aranui
circuit complet aux Marquises
1 500 — 2 500 €
Vol depuis l’Europe
à ajouter dans tous les cas
Trois formules qui n’ont rien à voir
Cargo mixte, immersion culturelle
L’Aranui
Un vrai navire de fret qui embarque aussi des passagers, et dessert les Marquises en une douzaine de jours. On assiste au débarquement des marchandises dans des baies sans quai, on descend à terre avec l’équipage, on croise la vie réelle des îles. L’ambiance tient davantage de la grande maison d’hôtes que de l’hôtel flottant, avec un code vestimentaire libre.
Pour qui : Ceux qui veulent voir les Marquises sans monter un itinéraire aérien compliqué, et qui préfèrent la rencontre au service.
Petit paquebot, confort haut de gamme
Le Paul Gauguin
Un navire de taille modeste — quelques centaines de passagers — conçu pour naviguer dans le Pacifique Sud. Cabines toutes extérieures, pension complète, boissons incluses. Les itinéraires classiques tournent autour des Îles Sous-le-Vent, avec des versions plus longues vers les Marquises.
Pour qui : Ceux qui veulent voir plusieurs îles sans refaire leurs valises, et qui tiennent au niveau de service.
Petit comité, souplesse
Voiliers et catamarans
Charters à la cabine ou bateau entier, avec ou sans skipper, principalement dans les Îles Sous-le-Vent. On mouille dans des lagons inaccessibles aux gros navires et on décide du programme au jour le jour. En contrepartie, le confort est celui d’un bateau, pas d’un hôtel.
Pour qui : Les groupes constitués, les familles élargies, les amateurs de navigation.
Une escale dure quelques heures. On voit beaucoup d’îles, on n’en habite aucune : c’est
l’arbitrage central, et il ne convient pas à tout le monde.
Ce que la croisière règle vraiment
→Plus de vols intérieurs à caler ni de transferts à répétition : c’est le principal poste de fatigue d’un séjour polynésien.
→On défait ses valises une fois. Sur un itinéraire à cinq escales, c’est loin d’être anecdotique.
→Accès à des îles peu desservies, en particulier aux Marquises, dont la logistique aérienne décourage beaucoup de voyageurs.
→Un budget largement prévisible, puisque l’essentiel est réglé avant le départ.
Ce qu’elle vous retire
→Le temps sur place. Une escale dure quelques heures : on voit une île, on ne l’habite pas.
→La liberté de rester. Si un endroit vous plaît, le navire part quand même.
→La vie locale, difficile d’accès quand on dort à bord et qu’on repart le soir.
→Le bungalow sur pilotis, absent par construction — à combiner en début ou fin de parcours si c’est important.
La formule mixte, souvent la meilleure
Beaucoup de voyageurs s’en sortent mieux en combinant : une croisière courte
pour couvrir un archipel difficile d’accès, puis quelques nuits à terre sur
une île choisie, où l’on retrouve le temps long, la vie locale et, si on y tient, le pilotis.
C’est particulièrement vrai pour les Marquises,
où la croisière résout un problème logistique réel, et beaucoup moins pour les Îles
Sous-le-Vent, qui s’enchaînent très bien par la voie aérienne — voir nos
itinéraires.
Quatre questions à poser avant de réserver
→Quelles escales sont garanties et lesquelles dépendent de la météo ou du fret ? Sur un cargo mixte, l’ordre peut changer.
→Que comprend le prix : boissons, excursions à terre, pourboires, transferts depuis l’aéroport ?
→Quelle est la taille du navire et donc du groupe à chaque débarquement ?
→Y a-t-il des jours de mer sans escale, et combien ? C’est ce qui distingue le plus les itinéraires entre eux.
Aux Marquises, la croisière résout un vrai problème de desserte aérienne.
Pour bien choisir
→Vous visez les Marquises : la croisière est souvent la solution la plus simple.
→Vous tenez au service et au confort : le petit paquebot plutôt que le cargo mixte.
→Vous voyagez en groupe constitué : le voilier ou le catamaran privatisé.
→Vous voulez habiter une île : n'embarquez pas, ou combinez avec des nuits à terre.