L’observatoire · desserte
Quelles îles peut-on rejoindre en avion, et lesquelles demandent un bateau ?
Sur les 12 îles que ce site documente, 10 ont leur propre aéroport dans le réseau intérieur. Les 2 autres se rejoignent autrement : Taha’a n’a pas d’aéroport et se rejoint en bateau depuis Raiatea, avec qui elle partage le code RFP ; Tetiaroa n’a ni vol régulier ni ferry.
Autrement dit : 11 codes d’aéroport distincts desservent 12 îles. C’est la première chose à savoir avant de dessiner un itinéraire — une île sans aéroport ajoute un segment, un horaire de bateau et souvent une nuit.
La matrice
Une ligne par île publiée. Le code d’aéroport est celui du réseau intérieur, tel qu’il est relevé dans nos données ; le statut dit ce qui se passe sur le dernier segment, celui qu’on oublie en préparant un voyage.
| Île | Archipel | Aéroport | Dernier segment |
|---|---|---|---|
| Tahiti | Archipel de la Société | PPT | Vol intérieur régulier |
| Moorea | Archipel de la Société | MOZ | Vol intérieur régulier |
| Bora Bora | Archipel de la Société | BOB | Vol intérieur régulier |
| Huahine | Archipel de la Société | HUH | Vol intérieur régulier |
| Raiatea | Archipel de la Société | RFP partagé | Vol intérieur régulier |
| Taha'a | Archipel de la Société | RFP partagé | Bateau depuis Raiatea |
| Tetiaroa | Archipel de la Société | aucun | Avion privé depuis Tahiti |
| Rangiroa | Tuamotu | RGI | Vol intérieur régulier |
| Fakarava | Tuamotu | FAV | Vol intérieur régulier |
| Tikehau | Tuamotu | TIH | Vol intérieur régulier |
| Nuku Hiva | Marquises | NHV | Vol intérieur régulier |
| Hiva Oa | Marquises | AUQ | Vol intérieur régulier |
- Archipel de la Société — 7 îles publiées, dont 5 avec un aéroport.
- Tuamotu — 3 îles publiées, dont 3 avec un aéroport.
- Marquises — 2 îles publiées, dont 2 avec un aéroport.
Ce que ça veut dire
Le chiffre qui surprend n’est pas le 10 sur 12 : c’est que les deux exceptions sont dans le même archipel, celui de la Société — l’archipel qu’on croit le mieux desservi. Sur ses 7 îles publiées, 5 ont un aéroport. Les Tuamotu et les Marquises, réputés lointains, n’ont aucune exception : chacune de leurs îles publiées a sa piste.
- Taha'a — pas d’aéroport, dernier segment en bateau. Concrètement : on réserve un vol vers Raiatea, puis un transfert maritime. Le vol n’amène pas à destination, et c’est la correspondance qui décide de l’heure d’arrivée.
- Tetiaroa — hors du réseau régulier. Concrètement : l’atoll ne s’ajoute pas à un itinéraire comme les autres. Il se traite comme une destination en soi, pas comme une étape.
La conséquence pratique tient en une phrase : un aéroport par île n’est pas la même chose qu’un vol vers chaque île. Cette page dit lesquelles ont une piste. Elle ne dit pas quels jours on y vole — voir juste en dessous.
Pour la lecture éditoriale complète — les quatre modes de transport, le pass, les règles d’enchaînement — le guide reste comment circuler entre les îles. Cette page-ci n’en est pas un résumé : elle mesure une seule chose, et elle publie sa donnée.
Ce que nous ne savons pas encore
Un observatoire qui ne dirait que ce qu’il sait serait à moitié honnête. Voici ce qui manque, nommément, et qui explique pourquoi cette page ne porte ni prix, ni fréquence, ni horaire, ni durée de traversée.
- Les fréquences. Rien dans nos données ne dit quels jours vole une ligne. C’est pourtant la donnée qui fait ou défait un itinéraire : une étape posée un jour sans vol n’est pas imprécise, elle est impossible.
- Les durées de traversée Papeete — Moorea. Elles dépendent du navire, et la bonne correction n’est pas de choisir un chiffre : c’est de nommer le navire. L’administration maritime arbitre entre les deux compagnies ; nous n’avons pas encore pu la lire.
- Le second transporteur intérieur. Nos notes de travail signalent qu’un second opérateur existe sur quelques axes, sans que son identité ait été confirmée à une source qui fasse foi. Nous n’écrirons pas son nom, ni une part, ni une fréquence, tant que ce ne sera pas fait — c’est exactement le genre de chiffre plausible qui entre dans une page et n’en ressort jamais.
- 6 codes d’aéroport orphelins. Nos formules de pass citent RMT, RUR, RVV, TUB, UAH, UAP — 6 codes auxquels notre propre table ne rattache aucune île. C’est un trou dans nos données, pas un fait sur l’offre d’un transporteur : nous le publions parce qu’il dit où porter l’effort.
- Une île avec un aéroport, mais sans fiche sur ce site. Notre table de codes en connaît une de plus que le site n’en publie. Un aéroport connu et aucune page pour l’île : c’est une lacune éditoriale, et elle est datée d’aujourd’hui.
Comment nous calculons
La matrice est construite par un script du dépôt, outils/observatoire-desserte.mjs,
qui croise deux fichiers et n’en invente aucun : la liste des îles que le site publie, et la
table qui associe une île à un code d’aéroport du réseau intérieur. Cette table a été relevée
le ; la matrice a été
construite le .
- Une île a un aéroport si la table lui associe un code, et si ce code n’est pas partagé avec une autre île publiée.
- Deux îles partagent un code — Raiatea et Taha’a partagent RFP. La table seule ne dit pas à laquelle des deux appartient la piste : c’est la fiche d’île qui le dit, et le script vérifie à chaque exécution que la phrase y est toujours. Si elle disparaît, il refuse de produire la matrice plutôt que de reconduire un statut que plus rien ne justifie.
- Une île sans code est hors du réseau régulier. Là encore, la fiche d’île confirme qu’il n’existe pas non plus de ferry.
Le script refuse de tourner sur une source périmée. Notre table de codes porte une date de revue, fixée au : passé ce jour, il s’arrête et n’écrit rien. Un indicateur d’observatoire se tait plutôt que d’afficher un chiffre qu’il ne peut plus garantir.
Ce que cet indicateur ne dit pas
- Il ne dit aucun prix. Notre fichier de référence contient 22 formules de pass avec leurs montants ; aucune n’est reprise ici. Un montant relevé un jour donné est un fait historique, pas une offre, et cette page n’est pas un indicateur tarifaire.
- Il ne dit ni fréquence, ni horaire, ni durée. Aucune de ces données n’existe dans nos fichiers avec une autorité derrière elle.
- Il ne dit pas ce qu’un pass dessert. Le champ qui décrit la couverture de chaque formule est déduit de descriptions commerciales, pas relevé — notre propre fichier le signale. Il sert ici à une seule chose : compter les codes que nous ne savons pas rattacher à une île. Jamais à affirmer ce qui est inclus dans une formule.
- Il ne pose pas de lien vers le transporteur. Aucune des sources de transport de notre registre n’a pu être ouverte lors du dernier contrôle. Nous ne publions pas un lien que nous n’avons pas vu répondre.
Pourquoi il n’y a pas de graphique
Parce qu’il n’y a pas de série à tracer. Douze lignes se lisent mieux dans un tableau que dans un histogramme, les trois archipels tiennent dans une phrase, et la seule courbe qu’on pourrait dessiner — la couverture des formules de pass — reposerait sur le champ déduit décrit ci‑dessus. Un graphique construit là-dessus aurait l’air d’une mesure sans en être une, et c’est précisément ce qu’un observatoire ne doit pas faire.
D'où viennent ces chiffres
- Source
- Mana Bora — matrice dérivée de la table des codes d'aéroport du réseau intérieur (relevé du 15 août 2026, d'après la grille publiée par Air Tahiti) et de la liste des îles publiées sur ce site
- Licence
- Donnée dérivée produite par Mana Bora, réutilisable avec mention de la source. Les codes d'aéroport sont des identifiants IATA publics : aucune grille horaire ni tarifaire n'est reproduite.
- Période couverte
- 2026-08-15 à 2027-02-15
- Relevé le
- Prochain contrôle
- Données
- Télécharger le jeu de données (CSV, 12 lignes)
Mana Bora est un guide éditorial indépendant : nous ne vendons ni séjour ni réservation. Ces chiffres sont republiés et recalculés à partir de la source ci-dessus — la source fait foi. Une erreur constatée se signale à contact@manabora.com, et la correction est datée sur cette page.