L'observatoire · indicateur mis à jour le
Le mois le moins cher est-il le meilleur moment pour partir ?
Non : le creux de prix est d'abord un creux de fréquentation. Sur 20 ans, février est bien le mois le moins cher — mais les hôtels n'y sont remplis qu'à 53,4 %, soit un indice d'occupation de 83,9 pour une base 100. Deux mois seulement se paient sous la moyenne de l'année dans des hôtels plus remplis que la moyenne : mai et novembre. Et un seul fait exactement l'inverse, plus cher que la moyenne et plus vide qu'elle : décembre.
C'est le résultat le plus contre-intuitif de cet indicateur, et il tient en une ligne : en décembre, la nuitée se paie 101,5 pour un taux d'occupation à 84,7 — 15,3 points sous la moyenne de l'année, soit 52,8 % des chambres occupées en médiane. On paie donc un tarif de haute saison dans des hôtels à moitié vides.
| Période | Valeur (indice, base 100 = la moyenne de l'année) |
|---|---|
| janv. | 75,2 |
| févr. | 83,9 |
| mars | 89,4 |
| avr. | 95,0 |
| mai | 103,7 |
| juin | 101,6 |
| juil. | 112,6 |
| août | 116,7 |
| sept. | 115,8 |
| oct. | 113,3 |
| nov. | 105,1 |
| déc. | 84,7 |
Le taux d'occupation, en clair
L'indice ci-dessus compare chaque mois à son année. Voici la même saison en pourcentage de chambres réellement occupées : de 48,2 % en janvier à 72,4 % en septembre, en médiane sur 20 ans.
| Période | Valeur (% des chambres offertes) |
|---|---|
| janv. | 48,2 |
| févr. | 53,4 |
| mars | 56,1 |
| avr. | 61,6 |
| mai | 65,5 |
| juin | 62,2 |
| juil. | 69,6 |
| août | 71,4 |
| sept. | 72,4 |
| oct. | 71,1 |
| nov. | 64,4 |
| déc. | 52,8 |
⚠️ Le pic de fréquentation se joue à un cheveu, et les deux façons de le mesurer ne donnent pas le même vainqueur. Sur la médiane des taux bruts, septembre arrive en tête (72,4 % contre 71,4 % pour août). Sur l'indice — chaque mois rapporté à sa propre année — c'est août qui repasse devant (116,7 contre 115,8). Et au comptage, août est le mois le plus rempli de son année 12 fois sur 20, septembre 6 fois. Nous publions les trois plutôt que d'en choisir une : 0,9 point d'indice sépare ces deux mois, et une affirmation tranchée serait plus nette que la mesure.
Prix et remplissage, côte à côte
C'est en superposant les deux colonnes que la saison se lit vraiment. Les valeurs sont deux indices de même base : 100 = la moyenne de l'année, pour le prix comme pour l'occupation.
| Mois | Prix moyen | Taux d'occupation |
|---|---|---|
| janv. | 89,6 | 75,2 |
| févr. | 83,7 | 83,9 |
| mars | 86,8 | 89,4 |
| avr. | 93,4 | 95,0 |
| mai | 95,2 | 103,7 |
| juin | 106,7 | 101,6 |
| juil. | 111,6 | 112,6 |
| août | 114,3 | 116,7 |
| sept. | 105,9 | 115,8 |
| oct. | 103,6 | 113,3 |
| nov. | 90,9 | 105,1 |
| déc. | 101,5 | 84,7 |
Et sur la dernière année complète
Le motif de 2025, en pourcentage de chambres occupées, pour vérifier que la médiane sur 20 ans ne lisse pas une année récente qui aurait divergé.
| Période | Valeur (% des chambres offertes) |
|---|---|
| janv. | 50,2 |
| févr. | 58,5 |
| mars | 62,1 |
| avr. | 71,8 |
| mai | 72,2 |
| juin | 70,1 |
| juil. | 73,7 |
| août | 76,9 |
| sept. | 78,9 |
| oct. | 78,2 |
| nov. | 65,5 |
| déc. | 54,8 |
Ce que ça veut dire quand on prépare un voyage
Prix bas et hôtels vides vont ensemble. La nuitée coûte 26,8 % de moins en février qu'en août, et sur la même période les chambres occupées passent de 72,4 % au sommet à 48,2 % au creux de janvier. Les deux courbes descendent de concert : le prix bas accompagne une désaffection, il ne la contredit pas. Ce que ces chiffres ne disent pas, c'est pourquoi : la saison humide, le risque cyclonique et l'absence de baleines ne se lisent pas dans une recette hôtelière. Ils sont traités dans quand partir en Polynésie, qui s'appuie sur la météo et non sur ces chiffres.
Les deux vraies fenêtres, si l'on veut les deux. Mai et novembre sont les seuls mois de l'année où l'on paie moins que la moyenne dans des hôtels plus remplis que la moyenne. Ce ne sont ni les moins chers ni les plus animés : ce sont les seuls où les deux courbes penchent du bon côté en même temps. Un voyageur qui refuse à la fois la foule d'août et les hôtels vides de janvier a là deux candidats, et deux seulement.
Septembre vaut d'être regardé de près. Il est presque aussi rempli qu'août — 0,9 point d'indice les sépare — et il se paie 7,4 % moins cher (105,9 contre 114,3). C'est la seule position de l'année où l'on obtient une fréquentation de haute saison sans en payer le tarif de pointe.
Décembre est le contre-pied de cet indicateur. Les fêtes donnent l'impression d'une pointe ; la mesure dit autre chose — un prix au-dessus de la moyenne de l'année pour une occupation très en dessous. Attention toutefois : ce que ces chiffres ne couvrent pas, c'est le billet d'avion, qui suit sa propre saison et que nous ne mesurons nulle part. La ventilation du budget complet est dans combien coûte un voyage en Polynésie.
Le détail des prix — par archipel, par classe d'hôtel, et l'évolution du motif sur 20 ans — est sur la première page de cet indicateur : quel est le mois le moins cher.
Comment nous calculons
Même source et même script que la page des prix : la série de fréquentation hôtelière publiée en licence ouverte par l' ISPF sur data.gouv.fr — 2 287 lignes, 246 mois consécutifs de 2006-01 à 2026-06.
Le taux d'occupation
taux d'occupation = chambres vendues ÷ chambres offertes
Comme pour le prix, l'agrégation se fait sur les totaux : on somme les chambres vendues et les chambres offertes avant de diviser, jamais les taux entre eux. L'indice rapporte chaque mois au taux moyen de sa propre année, puis prend la médiane des rapports sur les 20 années civiles complètes (2006–2025). Le « taux médian » affiché plus haut est, lui, la médiane des taux bruts du mois sur ces mêmes années : les deux statistiques ne mesurent pas la même chose, et c'est pourquoi elles ne désignent pas le même mois de pointe.
Ce que l'indicateur ne dit pas
- Le taux d'occupation n'est pas l'affluence sur l'île. Il mesure des chambres d'hôtel classé, pas des visiteurs. Une île où l'on dort surtout en pension ou chez l'habitant y est sous-représentée, et les croisiéristes n'y figurent pas du tout.
- Il n'annonce pas la disponibilité. Un taux médian de 72,4 % ne dit rien de l'établissement précis qu'on vise : les adresses les plus demandées se remplissent bien avant la moyenne de leur catégorie.
- Il n'explique rien. Météo, vacances scolaires, saison des baleines, desserte aérienne : aucune de ces causes n'est dans le fichier. Cette page constate un motif, elle ne l'interprète pas au-delà de ce que les deux colonnes montrent.
- Ce n'est pas une offre, et Mana Bora ne vend ni séjour ni réservation. Chaque chiffre est un fait déjà réalisé, daté, pas un tarif proposé aujourd'hui.
- Rien n'est tracé brut. Les 246 mois sont agrégés en douze mois calendaires ou en une année de référence avant l'affichage ; le détail publié est dans le CSV ci-dessous.
D'où viennent ces chiffres
- Source
- ISPF — Institut de la statistique de la Polynésie française — jeu « Tourisme en Polynésie française »
- Licence
- Open Database License (ODbL) 1.0 — attribution et partage à l'identique du dérivé
- Période couverte
- 2006-01 à 2026-06
- Relevé le
- Prochain contrôle
- Données
- Télécharger le jeu de données (CSV, 152 lignes)
Mana Bora est un guide éditorial indépendant : nous ne vendons ni séjour ni réservation. Ces chiffres sont republiés et recalculés à partir de la source ci-dessus — la source fait foi. Une erreur constatée se signale à contact@manabora.com, et la correction est datée sur cette page.